BALINT : « 30/07/2000
Un malade choisit sa maladie en fonction de sa constitution, son éducation ,sa situation sociale .....
Dans aucun manuel il n’existe la moindre indication sur la dose que le médecin doit prescrire de sa propre personne ,ni sous quelle forme ,avec quelle fréquence ,quelle est sa dose curative et sa dose entretient ...
Qu’attend le malade de son médecin et qu’obtient t’il en fait ?
Qu’est ce que le patient ne peut pas obtenir de son médecin ,de sorte qu’il est obligé de revenir continuellement ?
Qu’est ce que le médecin donne a son malade et dont le malade ne veut pas ou le malade n’a pas besoin ?
Le fonctionnement de la médecine générale actuelle est basée sur le diagnostic de la maladie et non sur le malade dans sa globalité .Cela tient du fait que la formation des médecins généralistes est assurée par de médecins hospitaliers .Ces derniers savent comment on peut guérir les maladies qui appartiennent au champ de leur spécialité lorsqu’elles sont curables ,et connaissent également les limites de leurs aptitudes ,mais ils se préoccupent moins de la personnalité du patient dans sa totalité .La conséquence néfaste pour le médecin généraliste est d’etre écrase de timidité par les succès de leurs maîtres dans leurs spécialités respectives et tendent en conséquence a suivre presque exclusivement les modes de pensées de leurs professeurs .
La demande du nom de la maladie par le malade ,du diagnostic puis seulement après le traitement .La négligence de cette ordre est la cause d’une forme très fréquente d’irritation
Un certain déséquilibre de notre langage scientifique est une autre raison de ce clivage .
C’est a dire ne pas reconnaître l’aspect névrose d’un malade ou d’une relation ex mère enfant ; s’obstine a faire un diagnostique physique .Le diagnostic névrose ou névrotique que nous connaissons tous peut être énonce par tout le monde et ne fournit guère d’indication au médecin quant a ce qu’il doit entreprendre ensuite .Le médecin se sent fier d’avoir dépiste le diagnostic d’une maladie organique ,mais qu’il confesse avec une certaine gène la découverte d’un diagnostic de névrose ,pour plusieurs raisons ,tout d’abord il n’existe pas de vocabulaire propre a décrire le problème de personnalité d’un patient non psychotique (hystérie obsession névrose angoisse dépression etc. ..)
NIVEAU DIAGNOSTIQUE
LA COLLUSION DE L’ANONYMAT
L’OMNIPRATICIEN ET SES SPECIALISTES RESUME CHAP 1 PG117 SURVIVANCE DE LA RELATION MAITRE ELEVE
CONSEILLER ET RASSURER
Sans une analyse approfondie du malade , le conseil au patient peux être dangereux .
Ex conseiller de changer de travail d’ avoir un enfant de divorcer ou une ivg
Parfois il peut etre efficace mais cette pratique est hasardeuse car elle repose sur la sensibilité du médecin et donc elle est subjective ;
CONSEILLER DEBUTER
Le premier principe :Ne jamais conseiller ou rassurer un patient avant d’avoir mis a jour le problème véritable .Le verdict du médecin << vous n’avez rien>>ou << vous n’avez rien d’ organique >> ne rassure presque jamais un névrose ,bien qu’il puisse rassurer un patient physiquement malade .
Avant de pouvoir arriver a ce qu’on appel un diagnostic << approfondi >>,il doit apprendre a écouter .Ecouter est une technique beaucoup plus difficile et subtile que celle qui doit nécessairement la précéder :mettre le patient a l’aise pour lui permettre de parler librement .La capacité d’ écouter est une aptitude nouvelle ,qui exige un changement considérable ,bien que limite ,dans la personnalité du médecin .
L’entretien prolongé permet une écoute prolongée et donc d’apprendre beaucoup plus des patients que pendant la consultation habituelle .Ceci étant le médecin se trouve parfois en difficulté vis avis de ces informations ,gène honte et surtout impuissance ,car l’analyse de ces information sont du ressort du psy .Cependant la aussi ce peut être bénéfique pour le médecin (meilleure compréhension de sujet économie de temps dans consultation chargée surtout pour les patients qui fréquentent souvent les consultations en fait pour parler )pour le malade qui se sent parfois soulage et voit ses symptômes s’amoindrir des le premier entretien prolongé .
QUAND S’ARRETER
Une qualité qui revient au psy et non a l’omnipraticien ,car en fait du fait de ses qualités de médecin de famille ,la
Le patient donne beaucoup a son médecin ,il donne sa confiance .Si l’équilibre de la balance n’est pas suffisamment rétabli ,le patient peut se sentir trompé et il y a rejet du médecin .
Il est important d’<écouter> en nous ,nos réactions émotionnelles lorsque nous traitons les patients .Il faut en tenir compte dans la relation .
Le praticien peut prendre avec ses malades des risques considérables ,a l’inverse du psy.
Séparation de l’examen physique et examen psychologique ..
2 conditions préalables : Entretien prolongé
écoute plutôt passive ,poser le moins de questions possibles
LA FONCTION APOSTOLIQUE
Le patient doit accepter <
Il faut souligner que le zèle apostolique de même que l réconfort n’est pas mauvais en soi ;c’est au contraire un remède très puissant aux possibilités immenses .Comme pour le réconfort le danger du zèle apostolique c’est qu’il applique la plupart du temps massivement ,sans aucune tentative de diagnostic différentiel (diagnostic approfondi).
5 types de médecin face a cette fonction apostolique
1/Tuteur autoritaire :qui sait ce qui est mieux ,qui ne doit aux patients aucune explications mais qui attends d’eux une obéissance fidèle
2/ Offrir ses connaissances d’expert être prêts a apprendre a son patient a adopter une attitude utile
3/Un savant détache ,décrire objectivement les avantages et les inconvénients des diverses possibilités thérapeutiques et diététiques ,en laissant a son patient la liberté du choix ,mais en lui imposant aussi la responsabilité du choix
4/ Bon parent protecteur qui doit éviter a son pauvre enfant patient toute mauvaise nouvelle ou toute responsabilité douloureuse
5/ Avocat de la vérité avant tout croire fermement que rien n’est plus mauvais que le doute
Phantasme de rancune :toute privation imposée a l’individu par sa maladie peut être ressentie comme venant du médecin
LE MEDECIN ET SON PATIENT
On aimerait dire ,d’une manière générale ,que les patients devraient être éduques de telle sorte qu’ils acquièrent le sens de leur responsabilité envers leur maladie mais avec une certaine marge de dépendance infantile .
Tout privation imposée a l’individu par sa maladie peut être ressentie comme venant du médecin :phantasme de rancune .
En premier lieu ,le patient a presque toujours peur ,bien qu’a des degrés divers ,et s trouve dans les ténèbres et l’ignorance .De plus ,le patient a peur de l’avenir et il attend un réconfort .Certains sont reconnaissants lorsque le médecin leur permet pour ainsi dire d’être malade ,d’autres en éprouvent une rancune profonde .
LE PATIENT ET SA MALADIE
Peut être serait il est souhaitable de modifier notre fonction apostolique et de former nos patient a nous consulter pour leurs problèmes , avant que ne commence leurs maladies.
L’une des tendances les plus primitives et les puissantes de l’esprit humain est le narcissisme .Nous sentons en nous un tout inviolable ,impérissable important , capable et surtout digne d’être aime.
Il y a des personnes qui, a cause de la gravite de leur défaut fondamentale trouvent la vie trop difficile ,elles ne peuvent obtenir que très peu de satisfactions ,leur économie mentale et biologique est précaire et instable .
La maladie est une source de satisfaction direct , la maladie lui permet de soustraire a tous les types de relations humaines insatisfaisantes ou frustrantes ,mettant le sujet face de revendications ou d’exigences excessives .Autres
LA PSYCHOTHERAPIE PAR L’OMNIPRATICIEN
Tout commence par le défaut fondamental ,vient ensuite le problème détermine par un confit entre les exigences de l’entourage et les possibilités propres du patient que l’influence du défaut fondamental a plus restreindre plus ou moins sévèrement .Certains affrontent les problèmes en leurs trouvant une solution ,d’autres supportent la tension qu’ils provoquent ,tandis que d’autres encore y répondent en tombant malades.Ces derniers essayent d’abord de lutter seuls contre la maladie ,puis lorsqu’ils voient que cela ne suffit pas ,ils consultent le médecin .A ce stade la maladie n’est pas encore organisée ,plusieurs
Se plaindre est un phénomène sociale .
RESUME
Etablir un diagnostique en obéissant automatiquement aux règles de
Histoire du patient
:Enfance (place dans la fratrie, relation avec frères et sœur parent ,date anniversaire ,scolarité ,type d’éducation ....)
vie conjugale : relation époux épouse ,sexualité
vie professionnelle :relation avec employeur et employé
vie familiale :relation avec famille
DISCUSSION
1. Ce livre a été écrit dans les années 50 ,il ne reflète donc pas la médecine d’aujourd’hui .L’auteur dénonce la médecine spécialisée ,mais a l’époque le diagnostique dit superficiel est devenu plus précis du fait par exemple de l’apport de l’imagerie médicale .D’autre part la théorie psychosomatique ne peut être comparée aux bases scientifiques de la médecine traditionnelle ,même s’ il est incontestable que le médecin doit avoir une approche globale du malade ,il ne peut négliger le diagnostique organique .