La médecine générale est construite sur un modèle théorique différent de celui de la médecine spécialisée, même s’il repose sur des connaissances biomédicales de base communes. Elle reproduit un modèle global, centré sur le patient, ouvert sur l’extérieur, considérant la maladie comme l’ensemble ou la résultante de facteurs organiques, humains et environnementaux.
Cette conception de la santé en tant que phénomène complexe est comparable à l’approche bio-psycho-sociale de Engel. Elle nécessite un système de formation spécifique, issu des sciences biologiques comme des sciences humaines, visant à l’acquisition de compétences scientifiques et relationnelles. Elle doit reposer sur une recherche appliquée, permettant d’affiner et de valider son contenu.
Ce modèle global intègre les fonctions spécifiques de la médecine générale : le premier recours, la prise en charge globale, la continuité et le suivi, la coordination des soins et le rôle de santé publique. Il est caractérisé par des démarches diagnostiques et des stratégies thérapeutiques spécifiques.
Il détermine les tâches professionnelles qui découlent des fonctions et qui en permettent l’application sur le terrain. Il permet de décrire une discipline médicale qui se trouve à l’interface de l’individu et de la collectivité. Le modèle global qui résulte de ces principes s’organise en un ensemble conceptuel, dont l’appropriation par la communauté généraliste, renforce la discipline dans ses dimensions de soins, d’enseignement et de recherche.
Mots-Clés : Concepts de médecine générale, coordination des soins, demandes des malades (répondre aux), démarche médicale (généralités sur la), entourage du malade, environnement du patient, polypathologies, principes de médecine générale, prise en charge globale, suivi au long cours, valeur prédictive d’un signe.