Extraits de textes législatifs européens
Annexe A à la Résolution (77) 30
DEFINITION DE ‘L’OMNIPRATICIEN’
‘L’omnipraticien est un diplômé en médecine qui a reçu une formation spécifique pour donner des soins personnels, primaires et d’entretien à des individus, à des familles, à des collectivités et à une clientèle. IL dispense ces soins quels que soient l’âge de ses patients, leur sexe et l’affection dont ils souffrent. C’est la synthèse de ces fonctions qui fait l’originalité de sa tâche.
Il soigne ses malades dans son cabinet de consultation ou à leur domicile et parfois dans un dispensaire ou un hôpital. Son but est de poser un diagnostic précoce. Dans ses considérations sur la santé et la maladie, il prend en compte les facteurs physiques, psychologiques et sociaux. Cela se traduit dans le traitement administré à ses malades. Il doit être à même d’assimiler et d’interpréter tous les éléments d’information fournis par le malade.
Il se prononce en premier lieu sur tout problème qui lui est soumis en tant que médecin. Il assure le traitement d’entretien de ses patients. Ces contacts prolongés lui permettent de recueillir des informations à un rythme adapté à chaque malade et d’établir des rapports de confiance qu’il peut exploiter sur le plan professionnel. Il exerce ses fonctions en coopération avec ses collègues, médecins ou non.
Il est capable de jouer son rôle en tant que membre d’une équipe de santé tout en continuant à assumer la responsabilité personnelle du traitement de son malade à titre individuel. Il doit savoir comment et quand intervenir par les soins, la prévention et l’éducation en vue de sauvegarder la santé de ses pareils et de leurs familles. Il se reconnaît en outre la responsabilité de donner des avis autorisés sur les questions concernant la santé de la collectivité au sein de laquelle il vit.’
Annexe B à la Résolution (77) 30
OBJECTIFS MINIMA DE LA FORMATION DE BASE EN MEDECINE GENERALE
A la fin du cycle, l’étudiant(e) devrait être capable de :
1. Décrire et commenter l’éventail et la répartition des maladies qui se présentent à l’omnipraticien dans une population définie ; de les mettre en parallèle avec l’éventail et la répartition des maladies traitées à l’hôpital dans le département ambulatoire et en salle ;
2. Décrire et commenter l’organisation des soins de santé primaires pour un secteur de la population non seulement du point de vue des soins et du traitement, mais également de celui de la médecine préventive, du dépistage et de l’éducation sanitaire ;
3. Décrire le rôle actuel et futur des autres agents de santé (y compris les travailleurs sociaux) dans les soins de santé primaires ;
4. Décrire et interpréter l’évolution des soins de santé primaires compte tenu de l’histoire des professions sanitaires et des soins médicaux, de l’histoire sociale et politique de son pays et de celle des théories et techniques médicales ;
5. Appliquer la méthode scientifique à la solution des problèmes cliniques dans le contexte des soins primaires ; c’est-à-dire apparition précoce des symptômes, gamme d’informations cliniques sur le malade et sa maladie différente de celle pouvant être obtenue à l’hôpital, degré de probabilité différent, dans chaque cas, par rapport à celui pouvant être atteint dans la pratique hospitalière ;
6. Démontrer et discuter comment, uniquement en médecine générale, les composantes physiques, psychologiques et sociales d’un diagnostic doivent être établies ensemble et décrire comment elles s’influencent, afin que le traitement tienne compte de tous les facteurs importants de la maladie : le processus pathologique, ce que le malade sait de sa maladie et comment il y réagit, et le contexte social (notamment familial) ;
7. Présenter avec des exemples les caractéristiques et les utilisations cliniques de la relation médecin-patient en médecine générale ;
8. Démontrer une sensibilité à tous les aspects de la communication entre le malade et lui-même, sa volonté d’écouter et sa compréhension de cette médecine rationnelle ;
9. Décrire la nature de la continuité des soins en médecine générale, notamment en relation avec l’évolution physique, psychologique et sociale de l’individu ou de sa famille, et avec le traitement des maladies chroniques.
Annexe C à la Résolution (77) 30
OBJECTIFS MINIMA DE LA FORMATION SPECIFIQUE EN MEDECINE GENERALE
A l’issue du programme de formation spécifique, le médecin doit pouvoir prouver :
1.Qu’il connaît suffisamment les mécanismes pathologiques, notamment ceux des maladies courantes, des maladies chroniques et de celles qui peuvent être mortelles ou entraîner des complications ou des conséquences graves ;
2. Qu’il comprend les possibilités, moyens et limites de la prévention, du diagnostic précoce, de la gestion et de la surveillance des soins sanitaires dans le contexte de la médecine générale praticienne ;
3. Qu’il comprend comment les relations entre les membres d’une même famille peuvent susciter des problèmes de santé ou en modifier la forme, le cours et les moyens de lutte, tout comme la maladie peut influer sur les relations familiales ;
4. Qu’il comprend le contexte social et le cadre de vie de ses malades et comment ils peuvent affecter le rapport santé-maladie ;
5. Qu’il connaît et utilise à bon escient l’éventail des moyens d’action dont il dispose ;
6. Qu’il comprend l’éthique de cette profession et son importance pour le malade ;
7. Qu’il comprend les méthodes fondamentales de recherche appliquées à la médecine générale praticienne ;
8. Qu’il est en mesure de lier les problèmes de santé et de traitement au développement physique, psychologique et social de l’individu et de sa famille ;
9. Qu’il comprend la législation médico-sociale et ses incidences sur le malade et sur la collectivité ;
10. Qu’il sait établir un diagnostic qui tienne compte des facteurs d’ordre physique, psychologique et social ;
11. Qu’il peut appliquer à son travail de tous les jours les connaissances d’épidémiologie et de probabilité ;
12. Qu’il utilise le facteur ‘temps’ comme un instrument de diagnostic, de thérapeutique et de méthode ;
13. Qu’il est en mesure d’identifier les personnes en danger et de prendre les mesures voulues ;
14. Qu’il peut prendre dès le départ les décisions opportunes à l’occasion de tout problème qui lui est posé en sa qualité de médecin ;
15. Qu’il est capable de collaborer avec des spécialistes médicaux et non médicaux ;
16. Qu’il connaît et utilise convenablement les méthodes de son art de praticien ;
17. Qu’il est capable de se mettre à la place d’autrui, d’établir avec les malades des relations spécifiques et utiles et de permettre au patient un certain degré d’auto compréhension ;
18. Que sa façon de considérer le malade comme un individu unique modifie la façon dont il en obtient des renseignements et formule des hypothèses sur la nature des problèmes du malade et la façon de les traiter ;
19. Qu’il est disposé à aider le malade à résoudre ses propres problèmes le cas échéant ;
20. Qu’il est prêt à apporter une contribution professionnelle à l’ensemble de la collectivité ;
21. Qu’il est désireux et capable de porter un jugement critique sur son propre travail ;
22. Qu’il est disposé à parfaire en permanence sa formation et à lire de manière critique les informations médicales